Regard critique sur la loi de 1973

« Un banque vous prête un parapluie quand il faut beau et vous le reprend quand il pleut. » GB. Shaw

La loi de 1973 est une loi méconnue des français et pourtant qu’est ce qu’elle nous coûte. Elle porte le nom de loi Pompidou-Giscard du nom du gouvernement qui l’a mis en place. Pour rappel car cela n’est pas sans importance je tiens à rappeler que Georges Pompidou était un banquier, il exerçait le poste de directeur général dans la Banque Rotschild avant de devenir Président de la République. Cela peut tout de même nous interroger sur les conflits d’intérêts. Revenons à notre sujet et à cette loi de 1973 qui marque pour moi un tournant pour notre pays dans le mauvais sens. Pour être plus précis la date exacte est le 3 janvier 1973.

Bien évidemment ce jour là la loi a été voté en silence et personne ou du moins peu de monde s’en est fait l’écho. Je tiens à signaler que l’une des premières personnes à avoir signalé l’absurdité de cette loi est Marine Le Pen, ce que je trouve regrettable. L’opposition institutionnelle que représente la gauche a encore faillis à son devoir mais elle n’en est pas à son premier coup d’essai étant elle même dans le système qui a enfanté cette loi. Néanmoins revenons à l’analyse de cette loi. Dans une première partie il sera question de cette loi en tant que telle avant d’agir ensuite sur le terrain de la critique et de tenter de comprendre pourquoi cette loi est encore en vigueur aujourd’hui « à la sauce communautaire ».

Pour bien comprendre ce dont il s’agit il faut expliquer qu’avant 1973 l’état français empruntait à la Banque de France et donc au trésor public à des intérêt très bas. Ceci était le privilège de l’état si l’on puis dire. Ainsi l’état limité son endettement. Puis la loi de 1973 vit le jour et l’état français fut obligé d’emprunter au banque privée avec des intérêt colossaux qui dépassent l’entendement. L’état se retrouva au même rang qu’un citoyen lambda sans plus aucun privilège que son rôle et son statut pouvait lui conférer. Je tiens à rappeler le rôle de Georges Pompidou avant son accession au pouvoir. Cette loi me semble être le commencement de l’abandon d’autorité et de souveraineté de l’état aux profit de la finance. Malheureusement pour les plus pauvres. On voit aujourd’hui les résultats de cette politique avec une crise sans précédent liée à une dette exponentielle. Il faut savoir qu’en 1979 la dette de la France était, en tenant compte de l’inflation, de 239 milliards alors qu’elle était en 2008 de 1327 milliards d’euros. Le parallèle est consternant pour cette loi car les intérêts que nous payons nous condamne à ne jamais pouvoir rembourser notre dette et à continuer à s’enfoncer et à faire payer les plus pauvres d’entre nous. Ce qui m’amène à ma critique.

Cette loi a conduit un endettement sans précédent car même si l’UE a repris à son compte cette loi le problème reste le même et tous les pays s’endettent. Si la Grèce (qui a emprunté quelques fois à plus de 8% d’intérêt et en moyenne à 5%) aujourd’hui n’empruntait plus au Banque privée mais à sa banque nationale ou même à la BCE à taux zéro il n’y aurait plus aucun problème et on ne serait pas obligé de sacrifier un peuple comme seront sacrifiés les pays suivant que seront le Portugal, l’Espagne, l’Italie et un jour la France.

Il est encore temps de réagir mais le pouvoir de la finance a pris tellement d’importance aujourd’hui, l’euro ne permettant pas d’effectuer de dévaluation compétitive, nos dirigeants semble vouloir aller au bout des leurs idées quitte à aller dans le mur entrainant avec eux des millions de personnes…

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